vendredi 10 avril 2015

Le téléphone sonne!

Oui pis? Y'a le répondeur.

Avez-vous déjà remarqué que la plupart des gens  s'attendent à ce que vous répondez au maximum à la deuxième ou la troisième sonnerie? Moi oui et je peux vous dire que c'est une tendance assez généralisée dans mon entourage!   Et si je réponds après la quatrième sonnerie, j'ai droit à :«Je croyais que ce serait le répondeur.» ou «Est-ce que je te dérange?». Si vous saviez le nombre de fois que j'ai le goût de répondre oui à cette question même si c'est pas vrai!

Je vous l'avoue, je suis de ces personnes qui laissent le répondeur «faire sa job de répondeur» même si je suis dans mon  appartement. Souvent, c'est parce que ça me tente pas de me presser pour répondre dès que la sonnerie se fait entendre. J'ose dire que je déteste me presser pour répondre au téléphone. Je déteste me presser pour beaucoup de choses d'ailleurs!

C'est  pour m'éviter d'être méchamment sarcastique que je laisse mon répondeur  répondre à ma place. Pour ça et aussi … pour ma sécurité. Comme je l'ai déjà dis ici, j'ai besoin de toute ma concentration quand je fais certaines tâches - comme couper des légumes, verser de l'eau ou … nettoyer un de mes nombreux dégâts. Contrairement à plusieurs des appareils modernes qui sont multitâches, je suis souvent- mais pas tout le temps- monotâche.

Dernièrement, j'ai rencontré une amie que ça faisait longtemps que j'avais vue. Elle semblait très heureuse de me voir. À peine m'a-t-elle dit bonjour que son cellulaire a sonné. Elle s'est empressée de répondre. La conversation téléphonique a duré une bonne dizaine de minutes. Pendant ce temps, je me tenais devant elle (et son cellulaire). Quand elle a finalement raccrochée, on a échangés quelques phrases avant que ... son téléphone sonne de nouveau.

Les téléphones intelligents et cellulaires que beaucoup de gens ont font que les gens sont «presque toujours» rejoignables par téléphone. Selon moi, ça réconforte les gens dans leur sentiment «d'irremplaçabilité». Foutaise! Les cimetières sont remplis de gens qui se croyaient irremplaçables.

Oui, j'ai un cellulaire et je le trouve très pratique. Mon cellulaire est également muni d'un répondeur. Peu de gens ont mon numéro de cellulaire et ceux qui le possède savent que je réponds rarement. Ce n'est pas comme si je devais être «rejoignable» en tout temps à cause de mon travail ou de ma famille. La plupart du temps, c'est moi qui appelle avec mon cellulaire pour demander de l'aide lors de mes aventures, comme celle-ci.

Je me surprends parfois à faire un soupir quand le téléphone fait entendre sa sonnerie et que le répondeur est pas branché.

Ah, les sonneries! Me semble qu'il y en a de tous bords tous côtés! Des cadrans, des téléphones, des micro-ondes, des fours, des cafétières, des sécheuses, des laveuses et de plein d'autres choses. Des sonneries à longueur de jour. De quoi s'étourdir! Et souvent, les gens entendent pas ces sonneries, trop habitués qu'ils sont d'entendre des bruits «anormals» dans leur quotidien.

Déjà que l'événement des courriels  a révolutionné les communications, que dire du téléphone ...


Que ce soit quelqu'un qui nous appelle ou nous qui appellons, c'est presque toujours sous le sceau de la vitesse que la conversation se déroule. Parfois c'est bien ainsi mais d'autres fois... c'est pas un bon moment pour un ou pour l'autre. C'est pourquoi que depuis quelques temps, je prends des «rendez-vous téléphonique» avec une amie pour jaser avec elle à un moment qui convient aux deux.

Mais il n'y a pas que du mauvais au téléphone. Parmi les bons côtée, je vais en nommer un qui est intéressant pour moi: l'abolition des distances. Je peux ainsi parler à mes amis, ou connaissances, comme s'ils étaient à côté de moi.

L'abolition des distance que me permet le téléphone me facilite grandement la vie: bien des fois je n'ai pas à me déplacer pour rencontrer tel ou telle personne. Un coup de fil et ça se règle. Ou non, mais au moins j'ai «économisé» un déplacement! Les déplacements pour une personne en fauteuil roulant ... c'est de l'organisation!

Il y a toujours deux côtés à une médaille ici la médaille est l'abolition des distances). Le bon côté est de pouvoir régler mes affairespar un appel téléphonique et de pouvoir demander de l'aide quand nécessaire, le moins bon ... le téléphone me dis pas qui appeller pour avoir de l'aide et je me fais parfois attraper dans des cercles de boîte vocales (presser sur 1 pour ça, 2 pour ça et ainsi de suite pour finalement revenir au point de départ.) GGGRRR!

De votre côté, quels sont les avantages et les inconvénients que vous trouvez au téléphone?

mardi 24 février 2015

Chapitre 2

d'Un peu de chaleur dans un bizarre d'hiver.

Je flâne un peu au lit ce matin. J'entends le vent siffler à ma fenêtre ainsi que les souffleuses de mes voisins. Sans avoir à regarder dehors, je sais qu'il a encore neigé cette nuit. Reste à savoir s'il neige encore. Je suis bien sous la couette et pense à rassembler mon courage pour me sortir du lit quand ...

Le téléphone sonne. Un combiné se trouve près de mon lit, je peux donc décrocher tout en restant dans mon lit. C'est la responsable de la bibliothèque municipale qui s'informe si je prévois me rendre à la bibliothèque aujourd'hui et si oui de téléphoner avant de partir de chez moi pour que le concierge s'assure de déneiger la rampe d'accès. Elle m'explique qu'avec la poudrerie, et vue leur situation géographique, la neige bloque la rampe sitôt déneigée. Ce n'est pas dans mes plans d'aller à la bibliothèque aujourd'hui.

Je suis touché par cette attention. Il est vrai que les gens de la bibliothèque me connaissent et sont habitués de me cotoyer, mais prendre la peine de me téléphoner c'est ... wow. Durant la brève conversation, j'ai pas sentie de sous-entendus me disant de rester chez nous parce qu'il fait pas beau. J'l'ai interprété comme quoi que si je voulais aller à la bibliothèque aujourd'hui, ils allaient s'organiser.


La bibliothèque municipale est un service public et ... je fais partie du public! Souvent, je me sens dans une catégorie «à part», avec des besoins spéciaux et requérant des soins particuliers. Il est toujours plaisant de constater que je trouve ma place dans le «grand public». C'est pas toujours le cas malheureusement.

Parfois - trop souvent à mon goût- des activités sont annoncées comme offertes au grand public. Or, ces dites activités ont lieu dans des lieux qui ne sont pas accessibles ni en fauteuil roulant ni en quadriporteur. Je ne sais pas pour vous, mais une activité ou conférence «grand public» qui m'intéresse mais qui se déroule dans un endroit où je peux pas aller ...  ça me fait sentir «pas public». Y a quelques années, j'aurais dis que ça me fais me sentir minable. J'ai dépassé ce stade n'empêche que... c'est des situations que je déplore.Il m'arrive de ces situations où la race humaine me décourage.

Je parle fréquemment de ces moments où je me sens diminué - à la limite d'humilié-  parce que pas comme les autres. Je comprend mal que la différence dérange autant. Et là, je parle pas de grosses différences: juste que je fais pas les choses comme tout le monde, je contrôle pas toujours mes mouvements et je me déplace en fauteuil roulant.

Je me répète, mais le téléphone de ce matin me fais dire wow. Ça met un peu de chaleur dans un bizarre d'hiver, c'est pourquoi j'ai intitulé ce billet chapitre 2 (suite du chapitre 1). C'est des petits clins d'oeil de ce genre qui me font apprécier de vivre dans un petit village. C'est réconfortant de se sentir pris en considération, de ne pas tomber dans l'oubli et de voir que des gens pensent à moi et à m'accomoder.

J'aime bien ce sentiment de me fondre dans la masse tout en sachant que je suis unique et respecté. Ça semble bizarre à la première lecture,presque contradictoire, mais je crois sincèrement que tout le monde désire ça: être considéré sans devenir une exception. En tout cas ... moi c'est ce que je veux!

Le bizarre d'hiver se poursuit avec ... une tempête.

lundi 16 février 2015

Contes des 1000 et une nuits

L'origine de  ces contes se perd dans la nuit des temps.

J'adore lire, c'est un secret pour personne et encore moins pour vous qui lisez ce blog car j'y partage parfois mes découvertes littéraires. J'ai une attirance vers ce qu'on appelle les classiques et pour les histoires écrites par les écrivains d'une autre époque. C'est surtout par audio que je fais ces lectures - façon de parler-  via un site de fichiers audio que je télécharge sur mon MP3. Voici le lien pour ceux que ça intéresse.

C'est sur ce site que j'ai trouvé  une version du  célèbre recueil - 9 tomes- des contes arabes. Je croyais que tout le monde avait déjà entendu parler de ces contes, en particulier ceux portés à l'écran par Walt Disney. Mais quand j'ai commencé à en parler autour de moi,  je fus surpris des réactions.

Plusieurs me disaient que c'était de la «vieille» littérature, que je m'intéresse trop au passé, que ce qui s'écrit maintenant est bien meilleure. Quelques'uns ont pris la peine de m'écouter et semblaient intéressés par ce que je leur racontais. Je crois que j'ai un don pour raconter des histoires, y compris celles que je viens de lire.

Une des choses que j'ai beaucoup aimé dans ce livre, et dans plusieurs «classiques», c'est le rapport que les personnages ont avec le temps. Le temps, dans ces livres, ne semble pas une «bête noire», une tare ou quelque chose d'ennuyant. Le temps qui passe ne semble pas «affliger» les gens comme la plupart des gens de notre époque m'en donne l'impression.

Dans ces contes que j'ai adorés, le temps passe et les personnages ne le remplissent pas de mille et unes activités futiles. Ils s'en tiennent à une ou deux et semblent heureux ainsi.

Ce qui m'amène à vous parler d'une petite phrase qui figure en début du tome 1 et qui me hante encore. Dans le conte où cette phrase est mentionnée, celle-ci est gravée dans la pierre et bien en vue au-dessus de la porte d'une maison. 

"Qui parle des choses qui ne le regardent point entend ce qui ne lui plaît pas."

J'y trouve écho à un de mes principe de vie adopté il y a quelques années. Quand je pose une question, avant même d'ouvrir la bouche, je m'assure que la réponse, quelqu'elle soit,  ne me troublera pas. Que je pourrais «dealer» avec la réponse. Je crois sincèrement m'éviter des souffrances inutiles en ayant cette attitude. Sans être un résumé  de cet axiome que j'essais de mettre en pratique quotidiennement, cette phrase est- selon moi- dans le même courant de pensée.

Cette phrase semble un prolongement de ma pensée concernant les questions et les réponses. Je sais bien que je n'ai rien inventé, ni révolutionné le monde, avec ce comportement. Il m'aide; dans un sens il me pacifie et simplifie ma vie en quelque sorte. Car si je reçois un non comme réponse, j'ai l'oiccasion de me questionner sur la légitimité de ma question.

Cette sentence trouvée dans les contes des  milles et une nuits m'a bouleversé d'une drôle de façon. Elle ne m'a pas choqué ou dérangé, elle m'a rassuré plus que d'autres choses. Je ne suis pas seul à penser ainsi! Je ne sais pas si c'est le prolongement de ma pensée ou une réflexion qui aboutit à ma pensée, n'empêche que ça date. J'oserais dire que c'est une vérité qui a traversé le temps.

Et on revient à la notion du temps, et surtout à son traitement, qui me «captive» dans ce livre (comme dans plusieurs autres).

Et vous, quel est votre rapport avec le temps?

mardi 3 février 2015

Un peu de chaleur ...

dans la froideur du bizarre d'hiver québécois.

Il y a quelques jours de celà, après deux ou trois heures de concentration sur un rapport, je prends la décision d'aller faire mon épicerie. L'épicerie n'est pas très loin de chez moi. La matinée avait été belle au niveau de la température: pas de neige ni de vent. Le temps de mettre mes vêtements d'extérieurs et d'embarquer sur Second Empire, des flocons tombaient du ciel. C'est quand même une chose normal vu la saison!

Je me dirige vers l'épicerie du village sans incident. La neige qui tombe doucement ajoute une touche de douceur blanchâtre au chemin. Second Empire aime pas les grosses accumulations de neige, il serait incapable de gravir un amoncellement de neige - un moyen amoncellement disons- ni les buttes de glace. Je m'assure donc de passer à des endroits convenables pour pas rester pris. Bien que j'ai toujours (presque) mon cellulaire avec moi quand je quitte l'appartement, je tiens pas à l'utiliser pour chercher de l'aide pour me sortir du pétrin. Surtout quand je peux l'éviter!

Rendu à l'épicerie sans incident ni accident, je fais le tour du magasin et remplis mon panier. Je ne passe près des fenêtres; les seules fenêtres -comme dans la majorité des épiceries- se trouvent près des caisses enregistreuses et de la sortie/entrée. C'est donc en faisant la file pour payer que j'ai vu que le temps s'était vraiment détérioré: la neige avait accentuée et les vents s'étaient mis de la partie. En vingt minutes environ, le temps de faire mon épicerie, une tempête était en formation. Et je n'étais pas dans mon salon - pas très loin mais quand même!

 Heureusement, le chemin entre mon appartement et l'épicerie est dans le village alors ... si j'ai de la difficulté, je pourrais avoir de l'aide facilement. Parce que j'ai tendance à aller dans des endroits isolés, ou inusités, comme ce billet en fait foi.

La caissière enregistre mes achats tout en me parlant de la température qui a changé de bout en bout dans l'espace de ... pas long. Pendant que je paie mes achats, une autre employée de l'épicerie vient mettre mes produits dans le panier en avant du quadriporteur. La transaction complétée, je met ma tuque, mon foulard et mes mitaines. C'est à ce moment que contre toute attente ...

la caissière, que je connais pour la croiser et lui dire bonjour au moins une fois par semaine, fait le tour du comptoire pour venir attacher mon capuchon par dessus ma tuque. J'en suis encore toute ébahie!! Tout en attachant les cordons, elle me dit qu'il faudrait pas que je me rendre chez moi sans avoir trop froid. Elle a même rajustée mon foulard pour qu'il cache bien mon nez.

Bien emmitoufflé, je reviens à mon point de départ, toujours sans incident ni accident. Une fois mes doigts dégelés (j'ai souvent les doigts gelés: problème de circulation sanguine) je range mes emplettes. Dehors, c'est vraiment pas beau et je suis bien contente d'être dans mon appartement.Je me fais un bon thé chaud et tout en le sirotant, je réfléchis à ce qui vient d'arriver. Ma première réflexion est que le geste est super gentil. La caissière, me voit assez régulièrement au magasin et sans me connaître plus que ça a tenue à ce que je revienne à mon appartement dans une «relative» chaleur.

Des gestes de ce genre sont réconfortants. C'est comme si que pour l'espace de quelques minutes, un humain prend soin d'un autre humain sans regard de son statut saocial ou autre. Juste un humain pis un autre. Et que le seule point en commun entre ces deux humains est ... qu'ils sont humain tout les deux. Aucun liens «spécials» tel que parent ou enfant ou conjoint ou amoureux, juste des humains. Wow. C'est épatant, trouvez-vous pas?

dimanche 18 janvier 2015

La vie comme telle

n'a pas de sens.

Je n'essayerais pas par ce billet de vous convaincre que la vie est belle quoiqu'il arrive. La vie peut être vraiment emmerdante. Je ne vois pas la vie en rose au point de nier les emmerdes de la vie. Je suis plutôt pour le réalisme et l'harmonie avec ces emmerdes. Une autre façon de dire ce que je dis ici.

La vie prend le sens que l'on veut bien lui donner. Ou celui qu'on y trouve.

Certains diront que c'est leur destin de vivre tel ou telle chose. On pourrait débattre longtemps de la question du destin et de son influence - ou non-  sur nos vies. Qu'importe que l'on y croit ou non, rien à part nous peut décider du sens que l'on donne à sa vie.

Des événements se produisent quotidiennement dans nos vies. Il y en a des grands qu'on dit heureux (mariages, naissances, maison, graduation, etc.), ceux qu'on dit moins heureux (maladie, mort, accident, etc.) et tous les autres qui ne «rentrent» pas dans une de ces catégories tel se réveiller le matin, avoir un frigo et une armoire remplies de nourriture, manger à sa faim, voir le ciel bleu (ou gris), sentir le parfum des fleurs, déguster des petits fruits mûris au soleil, et bien d'autres «événements» de ce genre.

Ces derniers événements sont des moments. Des petits moments certes, mais des moments qui jalonnent nos vies et qui font de notre vie notre vie.  Apprendre à prendre, à traiter ces petits événements comme des grands est tout un art. Un art que j'aimerais bien maîtrisé.

Avez-vous déjà remarqué que quelque soit «l'ampleur» de l'événement, la réaction des gens diffère d'une personne à l'autre? Une personne sera contente d'être licenciée alors qu'une autre sera fâchée, en colère et remplie d’amertume. Face à la naissance d'un poupon, une personne fera une dépression alors qu'une autre débordera d'énergie. Aucun événement ne produit le même effet sur tout le monde.

Ça m'as pris du temps à comprendre ça! Je croyais naïvement que tout le monde réagissait de la même manière face à des événements similaires. Et encore aujourd'hui, il m'arrive de me fourvoyer!

J'aime pas qu'on me traite comme tout le monde. J'aime pas qu'on ne tienne pas compte de mes «particularités». J'aime pas qu'on oublis ma personnalité, mes gouts et/ou préférances. J'aime pas qu'on me généralise sans me demander mon avis (me classer dans la  catégorie tout-le-monde sans poser de questions).


J'ai la chance d'habiter près de la mer et à proximité d'une rivière. Par beau temps, j'aime m'y prélasser; tantôt sur les rivages d'un, tantôt près de l'autre. Rare sont mes moments d'ennuis dans ces instants.

Mais cette solitude que je trouve inspirante est dérangeante pour les autres. Dans le sens de .. pas normal. Je dis dérangeante car j'ai souvent l'impression de déranger en étant bien avec moi-même.

J'ai donc appris assez vite qu'être bien avec soi-même n'est pas donné à tous. Tout comme la proximité de la mer et de la rivière n'assure pas nécessairement aux gens la sensibilité d'apprécier ces étendues d'eau.
Le sens que je veux donner à ma vie, pour le moment, est de faire des «petits» événements de ma vie des moments de paix et de contentement. Dans un sens en faire de «grands» événements. Je vais faire tout ce qui est en mon possible de faire pour ne plus vivre dans l'attente d'un «grand» événement qui va venir révolutionner ma vie.

Tout ce que j'aime pas que les autres fassent à mon égard, j'essais fort de ne pas le faire. C'est difficile, mais à force d'essayer ... je vais réussir. Et puis, je garde en tête le quatrième accord toltèque:
«Toujours faire de son mieux»
En ce premier mois de 2015, je souhaite à chacun et à chacune d'entre vous de trouver un sens à sa vie et, surtout, d'être heureux!

dimanche 7 décembre 2014

Synonyme de merci.

Un magnifique billet écrit par mon «amie» d'outre-mer.

Je me permet de vous le faire découvrir car je fus réellement charmé et que sa manière de dire ces choses me sont rafraîchissant. Je souhaite qu'il en sera de même pour vous. Bonne lecture!


La pensée du 8 décembre

vendredi 21 novembre 2014

Moi-même - suite

Quand je croise l'autre ...

Je me souviens que je suis en fauteuil roulant.

Il y a  les «détours» que les gens font pour ne pas me faire face quand je me promène sur les trottoirs. Si je croise des piétons, soit ils descendent du trottoirs (alors qu'il y a suffisamment d'espace pour eux et moi SUR le trottoir) ou bien ils se tiennent sur leur gauche m'obligeant à passer à droite et de longer le bord du trottoir. Si par malheur, une de mes roues dépassait ce bord ... je tombe dans une sacrée fouille! Si je croise une voiture, plusieurs changent de voie. Comme si j'allais me «pitcher» devant la voiture ... j'ai pas de tendance suicidaires!

Quand je croise l'autre, tout comme quand je sors de chez moi, j'ai parfois l'impression de n'être qu'un fauteuil roulant. Je dis souvent en blague, mais c'est pas loin de la vérité, que dans mon salon ... j'ai pas de problème à être en fauteuil roulant.

Je crois sincèrement que je m'habituerais jamais à des remarques du genre « pauvre toi, tu es en fauteuil roulant». C'est beaucoup moins fréquent maintenant, mais j'ai été longtemps à répondre, dans ma tête toutefois,« merci de me le dire, je le savais pas».J'ai jamais dis à quelqu'un « Chanceux, tu marches.» mais ... il m'arrive de le penser.


Y a aussi la curiosité des gens qui peux être un douloureux rappel. Il y a celle des enfants qui est, selon moi, compréhensible et «pas si tant pire». Ce qui est bien avec les enfants, c'est que tu leur explique une fois et ... c'est tout. Il en font pas tout un plat et me reviennent pas sur la question du «pourquoi-comment» à tout bout de champs. Tandis que la curiosité de certains adultes est tout autre. Parfois, des adultes sont malhabiles dans le choix de leurs mots et ne semblent pas comprendre ce que je leur dis parce qu'ils me reposent les mêmes questions. Heureusement, tous les adultes ne sont pas ainsi. Les professionnels avec qui je fais affaire sont de ces adultes.

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En écrivant ce billet, si long que je l'ai séparé en deux parties, je me suis rendus compte qu'il est «normal» que les autres oublient que je suis en fauteuil roulant car ... moi-même je l'oublis. Je ne peux pas demander aux autres ce que moi-même je ne peux faire! 

Le fauteuil roulant, je l'oublis parfois mais ce que je n'oublis jamais c'est que je suis une personne. Et c'est principalement quand les gens oublient ça que je me fâche ou que je deviens triste. L'handicap qui fait que je me déplace en fauteuil roulant n'est qu'une facette de ma personnalité et ça m'attriste que des gens croient, et agissent, comme si je n'étais que ça. Je le vois souvent dans le regard des autres. Moins qu'aux débuts, lors de mes premières années en fauteuil roulant, mais encore parfois. Rarement parmi mes proches, car je suis bien entourée de bonnes personnes, mais parfois un commentaire malhabile ou une critique me le rappelle.

Malgré tous mes efforts, et Dieu sait que j'en fais, pour convaincre les gens que le fauteuil roulant n'est qu'un accessoire (certes encombrant parfois mais ... nécessaire) et que je suis une personne avant tout, je crois qu'il y aura toujours quelqu'un quelque part pour me rappeler que je suis en fauteuil roulant.

Prenant conscience de ça, grâce en partie à l'écriture de ce blog, je m'engage envers les lecteurs et lectrices de ce blog de faire fi de ces remarques/regards/critiques qui s'adresse au fauteuil roulant et non pas à moi. Il m'est parfois difficile d'ignorer ces «attaques» mais comme elles me peinent et que je n'aime pas être peiné, je vais faire un effort en ce sens.

Je vais toujours faire des efforts pour prouver aux gens que je suis beaucoup plus que mon fauteuil roulant, que je suis une personne comme les autres avec des talents et des goûts différents, mais à partir d'aujourd'hui je ferais des efforts pour ignorer les désagréments.

Je vais terminer ce billet en vous demandant des trucs et/ou conseils pour parvenir à surmonter les remarques/regards/critiques qui ne s'adressent pas à moi mais au fauteuil roulant. Je vous remercie d'avance.