jeudi 31 octobre 2019

Ça va t'amuser


J'ai rien contre les jeux et autres amusements, mais cette phrase - somme toute anodine- me met en rogne ces temps-ci.

C'est que je débute bientôt un nouvel emploi. Très souvent quand j'annonce cette nouvelle aux gens de mon  entourage, j'ai droit à cette réflexion. Si les gens gardaient pour eux cette pensée, ça me dérangerait pas du tout; ben non ... ils l'expriment à haute voix!

Pour m'amuser - dans le sens de divertissement- j'ai plusieurs options: lecture, musique, films, sorties entre amis. Les idées ne me manquent pas! Je ne suis pas le genre de personnes   à m'emmerder (l'absence de billet sur ce blog depuis ... deux ans prouve ce que je dis). Je trouve facilement à m'occuper.

De nombreux projets m'ont occupé dernièrement et continuent de m'occuper, ce qui explique mon absence ici. Mais je retrouve avec joie le plaisir de partager avec vous mon quotidien par le biais de ces billets. Sans vous faire de promesse formelle, je vais essayer de venir vous jaser de temps en temps.

Comme vous pouvez le voir, je ne me suis pas guéris de ma manie de "m'écarter" du sujet de mon billet. 😊

Donc, je dois faire de gros efforts pour pas pogner les nerfs quand j'entends ça! J'y réussis la plupart du temps en me disant que les gens souhaitent avoir du plaisir dans leur travail et qu'ils veulent qu'il en soit de même pour moi. Malgré tout, je reçois mal ce commentaire, comme si les gens ne prennent pas au sérieux mon travail et le considère comme un jeux.

Je vais sûrement m'amuser dans ce nouvel emploi mais c'est surtout pour des raisons financières que j'ai accepté.

Je ne manque de rien présentement   mais ... je suis épuisé de vivre serré dans les limites de mon budget. En fait, il me manque le luxe de choisir, choisir un produit ou un aliment un peu plus dispendieux qu'un autre. Le luxe de ne pas toujours "appréhender" ma facture d'épicerie. Le luxe de ne plus avoir   peur que quelque chose se brise dans mon appartement et que je doive le faire réparer. Le luxe de la facilité de payer pour mes services au lieu des -trop- nombreuses démarches auprès des instances gouvernementales pour obtenir ces services gratuitement ou à faible coût. Le luxe de  pouvoir me payer des  petits plaisirs, rien d'extravagant: massage, spectacles, restaurants, voyages, etc., sans me priver de l'essentiel. C'est vraiment un luxe de choisir et ça fait longtemps que je n'ai pas eu ce luxe.

Il y a une autre phrase que j'entends parfois quand j'annonce le début de mon nouvel emploi, c'est:
Ça va te faire un passe-temps.

J'imagine que ceux et celles qui me disent ça ne s'entendent pas, ne réalisent pas ce qu'ils disent. Souvent, j'imagine leurs réactions si je disais une  telle chose lorsqu'ils me parlent de leur travail. Et je vous jure que parfois ça passe proche!

Je suis bien équipé en passe-temps et hobby. J'ai pas besoin d'un travail pour "passer le temps".

Je me doute que les journées de boulot vont passer vite mais ... c'est pas pour sa fonction de passe-temps, ni celle d'amusement que je vais travailler.

C'est pour me sentir importante, pour apporter ma contribution à la communauté, pour rencontrer des gens, pour une relative liberté financière et ... pour "prouver" qu'une personne handicapée peut être sur le marché du travail ( avec adaptation  de poste de travail).

Je sais que  les premiers jours seront peut-être difficiles mais ... je suis remplis de confiance en moi-même. J'ai déjà hâte que les premières semaines soient passées pour que mon poste, et mon lieu de travail, soit adapté à moi!

mardi 5 décembre 2017

L.E et L.U

Ce sont les abréviations pour lecture expérience et lecture utilitaire. Ces deux   abréviations   me "trottent" dans la tête depuis quelques temps déjà.

La LE et LU est le sujet d'un de mes exposé lors de mes études universitaires. La  littérature et le monde des mots m'a toujours attiré et intéressé. D'aussi loin que je me souvienne. Il n'était pas rare, quand j'étais enfant, de me voir avec un livre. Maintenant adulte, il n'est pas  rare de  me voir le nez plongé dans un bouquin.


Ces deux concepts - lecture expérience et lecture utilitaire- m'étaient complètement inconnus avant un certain travail fait à l'université. Je n'ai pas fais d'étude en littérature mais j'ai toujours essayé de faire un lien avec la lecture et le domaine de mes étude (le loisir). Plusieurs diront peut-être que ce n'est pas si difficile de lier le loisir et la lecture.  C'est plus difficile que ça paraît; surtout quand on a affaire à des professeurs réticents aux nouvelles choses!

J'ai suivi un maximum de cours permis dans mon cursus qui avaient rapport avec la littérature. Je ne me souviens plus si cet exposé sur L.E et  L.U a été fait dans un de ces cours. Sûrement.

À l'origine de ce soudain rappel, la lecture de quelques mots - à prime abord sans conséquence- dans un livre (Hiver à Sokcho d'Elisa   Shua Dusapin, p.17)
"...
- Vous lisez beaucoup?
- Oui, avant mes études. Avent, je lisais avec le cœur. Maintenant, avec  le cerveau.
..."

La L.E, lecture expérience, est cette forme de lecture qui se fait avec le cœur. C'est la lecture d'un bouquin qui  nous fait vivre des émotions. C'est un assemblage de mots qui   nous transporte ailleurs. Un moment de distraction, une évasion de notre quotidien. En lisant  ce genre de lecture, nous éprouvons des sentiments. Toute la gamme des émotions se retrouve dans une expérience de lecture, dans une L.E.

Quant à la L.U, le nom le dit: c'est strictement utilitaire. C'est les modes d'emploi, les   recettes et  les rapports entre autres. C'est souvent le genre  de lecture que l'on fait dans le cadre de son boulot. Lecture pratico-pratique: les noms des rue, l'horaire des autobus/métro,  affiches publicitaire, formulaires administratifs. C'est la lecture qui nous apprends quelque chose. Nous lisons par obligation, pour apprendre à utiliser tels ou tels appareils, pour savoir où aller ou quoi faire.

C'est aussi la première forme de lecture que nous maîtrisons (l'apprentissage des lettres et des sons se fait souvent dans un cadre utilitaire.) C'est malheureusement aussi la seule forme de lecture que plusieurs adultes pratique.


Personnellement, j'adore les bouquins qui mélange L.E et L.U. Les livres écrits par  des auteurs d'ailleurs en sont un bon exemple. Ou bien les histoires qui se passent dans des pays  outre nos frontières. Parfois, c'est des mots dans une autre langue que j'apprends par ces lectures, parfois ce sont des concepts qui m'étaient jusqu'alors inconnus et souvent je découvre une culture bien différente de celle que je connais.



Un  ami - je ne sais pas si il va garder longtemps ce titre- m'a dit dernièrement que je pouvais tuer le temps en lisant. Que la lecture est un beau passe-temps. Que j'avais la chance de ne pas "m'abrutir" avec des lectures pour le boulot n'étant plus à temps plein sur le marché du travail. Ma réponse a été assez virulente vous pouvez deviner! 😉


Comment peut-on parler de tuer le temps? À chaque fois que j'entends cette expression, j'imagine de quoi aurait l'air les  funérailles du temps! Pis, passe-temps ... quel mot détestable. La durée d'une journée est la même pour tous: 24 heures. Je ne suis peut-être plus sur le  marché du travail à temps plein mais ma condition physique m'obliger à dormir près de dix heures par nuit.

Il est vrai que la lecture s'est intéressant, c'est un beau loisir. Si je lis autant, c'est sûrement pas  parce que je trouve ça plate. J'aime lire, autant de la L.E que de la L.U. J'ai appris ça tout jeune, les gens autour de moi lisaient beaucoup. Tout d'abord mes parents,    mais aussi toute la famille et les amis. L'école encourage la lecture  mais rien ne vaut l'exemple. Comme je le dis dans ce billet, donnez l'exemple est la meilleur apprentissage qu'un enfant peut avoir.

Je termine ce billet en  vous demandant qu'elle est votre lecture préférée: L.E ou L.U? De plus, vous pouvez peut-être m'aider car je me pose la question: les journaux ... est-ce L.E ou L.U?

lundi 18 septembre 2017

Ah ce mot!

J'entretiens des sentiments mitigés avec le mot encore.

Durant mon enfance, ce mot était étroitement relié à mon plaisir et à ce qui me faisait plaisir. Encore maintenant, le premier "réflexe" que j'ai en entendant ce mot est PLUS. Je sais maintenant que c'était dans le sens d'ajouter que ce mot m'apparaissait à l'époque. Et je pense que c'est la première définition que la plupart des gens lui donne. Souvent quand quelqu'un me verse du thé, ou du lait dans mon café, je ne dis pas plus de thé ou plus de lait mais bien encore.

Quand ce mot indique une répétition, j'aime bien. Comme :"Encore du gâteau au chocolat!" Pour une chose que j'aime - comme le gâteau au chocolat- l'emploi de ce mot me fait plaisir. Mais quand il est employé pour m'informer que j'ai "Encore cassé une assiette" ça me fait me sentir les mains pleines de pouces. Ce qui s'avère parfois véridique!

Il y a un autre sens à ce mot qui m'est moins famillier. Encore peut indiquer un degré plus grand avec les adverbes plus, moins, mieux, davantage : C'est encore plus difficile que je n'imaginais. J'utilise peu ou pas ces formes langagières qui me semblent de l'ordre de l'exagération ou de la répétition.  Mais c'est peut-être un moyen de mettre l'accent, d'appuyer, sur l'adverbe.


L'utilisation que l'on fait de  ce mot qui me plait le moins est apparu dans ma vie durant mon adolescence, moment où j'ai commencé à avoir des problèmes de santé. Je me souviens de quelques tirades mémorables faites à des amis à cette époque. Ce qui me faisait sortir de mes gonds, c'est lorsqu'on me disais que je pouvais ENCORE faire telle ou telle chose. L'expression me portait à croire que je ne pourrais plus prochainement faire ces choses. Ce qui me chagrinais beaucoup. Encore (!) aujourd'hui, bien que je me sois assagi, il m'arrive de grincer des dents quand j'entends ce mot utilisé dans ce sens.


Je ne me cache pas la tête dans le sable et je ne pratique pas le déni face à la maladie dégénérative qui ravage mon corps. Je sais bien - et je le constate par moi-même- qu'il y a des choses que je pouvais faire par le passé et que je ne peux plus maintenant. Mais en est-il pas de même pour tout le monde? Malgré mon désir d'autonomie, je n'ai pas honte de demander de l'aide si nécessaire. Ce n'est pas parce que je prends plus de temps  à effectuer une tâche que je ne peux la faire, ou que j'ai besoin d'aide.  En général, les gens évaluent le temps de réalisation d'une tâche sur leur propre temps d'exécution pour cette tâche; ça leur prend cinq minutes pour faire ça alors si tu en   prends huit ou  neuf ben ... tu as besoin d'aide. Ce qui est pas toujours le cas. Offrir de l'aide, c'est bien beau quand c'est offert et non pas imposé. Parfois, des gens prennent pour acquis que j'ai besoin d'aide sans vérifier auprès de moi; parfois c'est agréable mais parfois ... c'est exaspérant!


Mais je m'éloigne, ENCORE une fois, du sujet de ce billet.

Pourquoi est-ce que les gens - en général- mettent l'accent sur la "possibilité" de ne plus faire une chose en employant le terme encore? J'aimerais tellement mieux que l'on accroche su le fait que je peux faire telle ou telle chose. Je crois qu'on pourait se réjouir pour moi au lieu de me rappeller, sans me le dire, qu'un jour peut-être je ne pourrais plus faire telle ou telle chose. Bien que réjouir ne soit pas le mot approprié; je ne sais quel autre mot utiliser. Le sens que je veux donner à ma phrase, c'est de plus positiver. Et l'idéal serait d'accepter la sitation telle qu'elle est et sans plus de commentaire.

Le jour où je ne pourrais plus m'acquiter de telle ou telle tâche, je saurai m'en rendre compte et rémédier à la situation. Mais pour le  moment, j'aimerais bien que l'on se concentre sur ce que je peux faire et que l'on n'anticipe pas trop sur un avenir incertaine.

Je fais de gros efforts pour rester connecté au moment présent et à empêcher mon esprit de se projeter dans le futur. Un banal "Tu peux encore faire ça" prononcé sans arrière pensée par une personne rencontrée à l'épicerie se révèle pour moi un cruel rappel de ma réalité. Il m'est difficile de rester, et de profiter, du moment présent (moment où je peux ENCORE faire telle ou telle chose) lorsqu'on me fait penser que mes capacités peuvent faiblir, voire s'estomper.

Je n'ai pas ENCORE trouvé la bonne formulation pour répondre lorsque des gens me font de tels commentaires. Je veux vraiment éviter de répliquer quelques chose de blessant et/ou de façon trop spontané; loin de moi l'envie de blesser les gens. Quelqu'un aurait-il des suggestions?

mercredi 15 mars 2017

À chacun ses victoires!

Ce qui semble "banal" pour une personne est ... une petite victoire pour une autre.

Il m'est difficile de lister les problèmes de santé qui sont rattachés à la maladie qui attaque mon corps. Car je suis en fauteuil roulant "à cause" d'une maladie héréditaire qui vient avec une kyrielle d'affections. Parmi celles-ci, il y a l'incoordination de mes mouvements et le peu de dextérité fine. Je fais avec ça.

Pour ceux et celles qui ne serait pas familier avec le terme dextérité, c'est l'adresse de la main pour exécuter des actions et le qualificatif fine indique l'agilité nécessaire pour les tâches délicates ou précises. Comme ramasser une pièce de monnaie par terre, attacher des lacets de soulier ou boutonner une blouse. Parfois, même boire dans une tasse m'est problématique ainsi que de porter la fourchette, ou la cuillière à ma bouche, Tenir un stylo dans ma main m'est difficile tout comme écrire manuellement (probablement un des plus grand "drames" de ma vie). Avec le temps, j'ai développé d'autres façons de faire les choses et des moyens pour surmonter ces difficultés.

Ça fait plusieurs années que je suis comme je suis. Je m'y suis habitué. Ma situation ne progresse pas trop vite. J'essais d'oublier ma condition en focalisant plus sur les solutions que sur les problèmes, plus sur mes victoires que sur mes échecs, plus sur le positif que sur le négatif, plus sur ... vous comprenez le principe?

J'aime les omelettes et m'en fais de temps en temps. Mes difficultés de coordination, et aussi mon problème de dextérité, font qu'il m'est difficile de tourner l'omelette dans le poêlon. La plupart du temps, l'omelette ressemble plutôt à des oeufs brouillés! Ça change pas grand chose au goût mais ... c'est pas une omelette plate et ronde.

Dernièrement, je suis parvenue à tourner l'omelette dans le poêlon pour poursuivre la cuisson de l'autre côté. Wow, je me suis épaté!! Une fois tournée, j'ai ajouté des morceaux de fromage qui ont fondus pendant que la cuisson se terminait. Je n'ai pu résister à l'envie de prendre une fois avec l'intention d'écrire un billet pour partager avec vous cette petite victoire.


Il m'est parfois - souvent- difficile d'attacher de l'importance à des gestes "routiniers" pour la plupart des gens. Pourtant je m'impressionne moi-même assez souvent mais de là a en parler ... je franchis rarement le pas. Je suis une personne assez secrète,  du genre qui  ne se livre pas facilement à tout un chacun. La plupart du temps, je choisis à qui je parle de mes victoires. Lorsqu'il m'arrive de le faire, la réaction des gens me surprends toujours. La plupart des gens à qui je fais part de mes petites victoires sont contents pour moi. Pas autant que moi mais quand même!

Je suis toujours stupéfait de la réaction des gens. Pour moi qui vit au quotidien avec mes limitations, je comprends la portée de ces victoires mais pour une pesonne de l'extérieur ... c'est dur de croire qu'elles réalisent l'importance de ces petites victoires pour moi.

Il m'arrive parfois de mal choisir les personnes à qui je parle de mes victoires. Des gens qui me comprennent pas ma fierté face à tels ou tels succès. Ou que leur réaction est en-deça de ce que je croyais. J'essais de m'en souvenir pour la prochaines fois, me rappeller de ne pas mentionner mes succès, aussi minimes soit--ils, à cette personne. Mais la mémoire est une faculté qui oublie et ... je récidive avec ces personnes!

J'ai appris depuis peu qu'il est IMPORTANT de souligner nos petites victoires ainsi que nos succès. Pour ma part, il s'agit bien souvent de tâches ou gestes du quotidien qui ne représentent pas de défi pour la majorité des gens. Cependant, je suis moi, je suis le héros de ma vie et mes petites victoires sont mes victoires!

mardi 20 septembre 2016

Connais-tu?

Y'a un mythe concernant les personnes handicapées qui me pose problème - d'accord il y en a beaucoup, j'avoue - c'est celui que toutes les personnes handicapées se connaissent. 

C'est pas le cas :-)

Dans les cinq premières minutes que je rencontre quelqu'un, il ou elle me parle de sa mère, de son frère ou autre parent ou connaissance qui est en fauteuil roulant. Et qu'il ou qu'elle connait ça les personnes handicapées parce qu'il ou qu'elle s'est "occupé" de cette personne handicapée.




Et il n'est pas rare  que l'on me demande si je connais cette personne. Avouez que comme "salutation" y'a mieux! 

J'imagine que j'ai une bouille sympathique et que les gens se sentent rapidement familier avec moi. Cet aspect me plait car je ne veux absolument pas mettre les gens mal à l'aise face à moi qui est en fauteuil roulant. Mais parfois - assez souvent- je trouve que ces gens agissent de façon un peu trop cavalière avec moi.

J'imagine que les gens agissent ainsi pour me donner confiance et pour que je me sente en sécurité. Mais c'est exactement le contraire qui se produit! Chaque personne est différente  alors ... pourquoi est-ce que toutes les personnes    handicapées seraient pareil?  Et comme que chaque personnes handicapées est différente, la façon de rentrer en relation et d'interagir avec elle est dfférent.

Quand je rencontre quelqu'un qui me dit, avec de  la fierté dans la  voix,qu'il s'est "occupé"de sa grand-mère en  fauteuil roulant,  c'est loin  de me rassurer! Fort à parier que j'exprime plus mes besoins qu'une grand-mère en fauteuil roulant. La plupart des personnes âgées éprouvent une certaine  honte à être en fauteuil roulant et m'expriment pas toujours leurs  besoins et/ou désirs.Bien que j'aimerais ne pas être en fauteui roulant, je n'en ai pas honte. Je n'en retire pas de la fierté mais j'en ai pas honte tout comme je vais demander de l'aide pour une tâche spécifique si nécessaire.

Le  mythe que toutes les personnes handicapées se connaissent entre elles est encore plus fort dans la même ville ou village. Dans ce cas-là, en plus "supposément" connaitre les autres personnes handicapées, il est fréquent de se faire prendre pour une autre personne handicapée.

Quand il y a une ressemblance, je fais preuve d'indulgence mais la plupart du temps la ressemblance se limite … au fauteuil roulant. Pis encore: la similitude se limite au fait d'être assis et pas au même "niveau" que la plupart des gens.

Rare sont les fauteuils roulants identiques. Petite anecdote: il y a quelques années j'ai pu me procurer un deuxième fauteuil pour mon travail. La kyrielle de spécialistes que j'ai rencontré à l'époque m'ont assurer   que le deuxième fauteuil roulant (celui pour mon travail) serait en tout  point pareil au premier (celui que j'utilise tous les jours). Je reçois le fauteuil roulant numéro 2 qui semble à première vue identique au numéro 1 excepté la couleur. Comme les deux sont identiques, je peux les interchanger, que je me suis dis, et utiliser le numéro 2 pour mon quotidien et le numéro 1 pour mon travail. Erreur que je me suis empressé de  rectifier le lendemain: je ne passais plus dans les cadres de porte de mon appartement!

Ok, mon exemple est extrème et moi-même je me suis faite avoir mais ... comment confondre un fauteuil roulant motorisé avec un fauteuil roulant manuel? Un quadriporteur et un fauteuil motorisé?







Ça c'est pour l'aspect "bébelle"  du problème. Je comprends qu'une personne qui ne connais pas la terminologie et les spécificités des différents appareils PEUT -et je dis bien peut- se tromper. Je crois que ces confusions seraient facilement évitables si les gens prenaient un petit temps d'observation/réflexion avant de parler.

L'autre aspect du problème -et celui qui me tourmente le plus- est la confusion que la plupart des gens font des personnes handicapées. Et en particulier des personnes en fauteuil roulant car tel est mon cas.

Lorsque la méprise ne se produit qu'occasionnellement je fais preuve de compréhension mais quand la situation se répète top souvent ... ma patience est mise à dure épreuve!

Une personne handicapée est tout d'abord ... une personne. Avec sa personnalité, ses goûts, ses défauts, ses qualités. Qu'en pensez-vous? Seriez-vous du genre à me confondre RÉGULIÈREMENT avec une autre personne en fauteuil roulant?

vendredi 5 février 2016

Une ou deux fois par an

je fais le lavage de mon fauteuil roulant.

Bien que le manuel d'entretien de fauteuil roulant recommande de faire ça à tous les mois, je ne suis pas assidu à la tâche. À moins d'un événement "salissant", genre une promenade dans la bouette ou une réparation, je ne suis pas du genre à passer le chiffon savonneux sur mon fauteuil roulant (d'ailleurs, je devrais dire le fauteuil roulant car il ne m'appartient pas, il m'est prêté ... pourrait-on pas me prêter des jambes fonctionnelles à la place?)


C'est vrai que lorsqu'Apothéose, nom donné depuis peu à mon fauteuil roulant, est tout propre, il roule beaucoup mieux et les mécasnismes fonctionnent adéquatement. Mais ... je trouve compliqué de préparer une telle tâche et, je l'avoue, je trouve ça un peu tannant. Je serais du genre à laiser Apothéose sur le perron par une journée pluvieuse.

Donc, dernièrement fût une de ces journées. La tâche est pas si terrible que ça, c'est la préparation qui est longue. Je dois m'assurer que tout ce que j'aurais besoin dans les prochaines minutes soient à la portée de main car ... une fois "débarqué" de mon fauteuil roulant et assis sur le plancher, je ne veux pas avoir à "réembarquer" dans mon fauteuil roulant pour aller chercher des chiffons ou des broches et/ou  ustenciles. He oui ustencile car la poussière et la crasse se faufillent partout. Pis y en a des petits racoins sur un fauteuil roulant!

Un bol d'eau savonneuse, un autre d'eau clair, des chiffons en masse, des cure-dents, des broches et même un couteau près de moi, je m'assois à terre dans la salle de bain et me met au boulot. Je commence par le plus facile: le dossier extérieur et intérieur. Le revêtement du coussin va directement à la laveuse et sécheuse. Le dossier est en tissu et je passe un chiffon humide dessus et ça fait la job. L'air ambiant le sèchera pendant que je fais le reste.

En étant assis pas terre, je suis à la bonne hauteur pour nettoyer les tuyaux sous le fauteuil. Là il y en a de la poussière et de la crasse! C'est à peu près l'équivalent  d'un dessous d'auto: assez proche du sol pour que la poussière ait pas trop long à faire pour s'agripper à quelque chose. Et ce quelque chose se trouve à être le dessous de mon fauteuil roulant! Je passe allègrement  un chiffon humide afin de dépoussièrer Apothéose. C'est aux jonctions que c'est un peu plus compliqué mais ... le plus dur s'en vient.

Maintenant, je m'attaque  au devant: là où il y a plein de raccoins aimants à crasse. J'ai enlevé mes appuis-pieds. J'utilise une longue broche pour nettoyer les tuyaux où les appuis-pieds s'accrochent. Ce sont des trous sans fond: j'en découvre des choses là-dedans! Des  trombones, des  bouts de papier, des cheveux, de la poussière en quantité, des petites roches, des  morceaux de chocolat et même un mini-crayon. Chaque découverte me rappellent un événement et je vois dans ma tête comment cet objet s'est retrouvé là.


Je demande de l'aide pour basculer le fauteuil roulant sur le côté et enlevé la grande roue.  En pressant au milieu et en tirant, on réussit à dégager la roue. Je la nettoie sommairement et la met de côté afin de me concentrer à "plus sale". Effectivement, les essieux sont remplis de fils (peut-être des cheveux). J'en enlève plusieurs à la  main car je ne veux pas passer un chiffon et enlever l'huile nécessaire au bon fonctionnement du mécanisme de la roue. La roue partie, j'ai accès à des endroits salis par la poussière et la bouette des chemins inaccessibles quand lsa roue est en place.

Je frotte avec un chiffon d'eau savonneuse pour ensuite rincer et essuyer. Je fais le même manège pour toute les structures du fauteuil roulant qui me sont accessibles. Quand un côté me semble propre et départie de sa crasse, je "m'attaque" à l'autre côté après avoir remis la roue en place. Le deuxième côté est un peu plus sale que le premier. J'utilise un couteau pour "décoller" les saletés qui ne veulent pas partir avec juste de l'eau et du savon. C'est fastudieux mais ... j'y arrive. J'assèche le tout avec mes chiffons secs.

C'est fini! Je replace la roue et bascule le fauteuil roulant "sur ses roues". Je le fais rouler un peu en le tirant et promenant avec mes bras (je suis toujours assis par terre) pour vérifier mon travail et que celui-ci a pas nuie au bon fonctionnement d'Apothéose. Tout semble parfait et je peux maintenant "réembarquer" dans mon fauteuil roulant.

Comme je m'assois dans mon fauteuil roulant, un ami arrive à la maison pour m'inviter à aller prendre un café avec lui. J'accepte sans, déjà, plus penser qu'Apothéose est encore humide. Je m'habille chaudement pour sortir dehors par cette froide journée de janvier. Nous allons "à pieds" car le bistro est pas loin de chez moi. On flânent et on rigolent au bistro tout en sirotant notre café. Sur le chemin du retour, on rencontre des connaissances; on jase un peu. C'est en rentrant dans la maison que mon ami me demande: "Est-ce normal qu'il y ait du frimas sur ton fauteuil?"



mercredi 20 janvier 2016

Mr. Gwyn

de l'écrivain Alessandro Barrico


Livre que j’ai adoré et que j’ai dévoré en … deux jours!

C’est un écrivain qui après avoir publié une note dans le journal disant qu’il n’écrirait plus de roman se rend compte que l’écriture lui manque.
Il décide donc, au dam de son agent, d’écrire des portraits de gens.
Il se donne le nom de copiste.



Voici quelques extraits succulents:

Elle s’aperçut qu’elle avait une façon odieuse d’être charmante. (p.83 )

Elle éprouva alors l’ombre d’une pitié lointaine. (p.84 )

Mais tant de soin mis à fixer des limites et des contraintes cachait peut-être en lui le désir intime de s’aventurer au-delà de toute norme, ne serait-ce qu’une fois, à n’importe quel prix - comme pour arriver au bout d’un chemin. (p.85 )

Il se permit un sourire discrètement sceptique. (p.87 )

Il avait une façon merveilleuse de faire cafouiller tout ce qu’il touchait. (p.88 )

Il ne fût pas très simple. (p.90 )

C’était un homme de tempérament adorable. ( p.90 )

Il se trouvait derrière son bureau en train de lire. Il était toujours en veste et cravate parce que, soutenait-il, les livres méritent un certain respect. (p.92)

Elle comprit soudainement avec la même fulgurance que quand on découvre parfois longtemps après des choses qui sont sous nos yeux depuis toujours, juste en apprenant à les regarder. (p.98)

J’ai un faible pour les gens qui disparaissent.( p.100)

Nous avons tous une certaine idée de nous-même, peut-être à peine ébauchée, confuse, mais au bout du compte nous tendons à avoir une certaine idée     de nous-même; et la vérité est que bien souvent nous faisons coincider cette idée avec un personnage imaginaire dans lequel nous nous reconnaissons.. Mais nous ne sommes pas des personnages mais des histoires. (p.102)

Chacun de nous s’arrête à l’idée qu’il est un personnage engagé dans Dieu sait quelle aventure, même très simple, or nous devrions savoir que nous sommes toute l’histoire et pas seulement ce personnage. (p.102)

Chacun de nous est la page d’un livre, mais d’un livre que personne n’a jamais écrit et que nous cherchons en vain dans les rayonnages de notre esprit. (p.103)

Nous sommes tant de choses, nous les hommes. (p.103)

J'adore la façon que cet auteur, Baricco, accole des mots que l'on ne serait pas porté à mettre ensemble (odieux et charmant)   mais qui a bien y penser VONT ensemble. Une autre chose que j'ai beaucoup aimé dans ce livre, c'est la façon que prend l'auteur pour dire les choses différemment (il ne fut pas facile au lieu de  ce fut difficile).

Ce que je m'efforce de vivre tous les jours et que je défend ardemment, soit que nous sommes le héros de notre vie, trouve un écho dans ce livre. Un faible écho, mais un écho pareil! Imaginez quelques instants que quelqu'un écrive l'histoire de votre vie. Vous en seriez probablement le personnage principal. Pour ce qui est de moi, certainement comme je le dis dans cette page.

Je lis beaucoup et ce bouquin est l'un de ceux qui m'ont réchauffé le coeur. Le genre de livre qu'on ne veut pas finir tant il est plaisant de le lire. Vous est-il déjà arrivé de ressentir quelque chose de semblable avec un livre? J'aimerais savoir...

Je recommandre cette lecture à tous ceux et celle qui veulent passer un bon moment avec un des auteurs que l'on qualifie de brillant.

jeudi 31 décembre 2015

Un regret:

celui de ne pas avoir écrit aussi souvent que je le voulais  sur ce blog.

Toujours de bonnes raisons pour retarder, et même annuler, l'écriture de billets pour ce blog. En tête de liste: monsieur Temps qui me fait parfois faux bond; en réalité, je dispose d'une banque de 24 heures à chaque jours comme tout le monde (équité mondiale) mais ... je gère parfois cette banque de drôle de façon!

Comme je l'ai déjà mentionné, je "consacre" une bonne partie de  ce temps (probablement plus que la majorité des gens) à DORMIR. C'est que le sommeil est très important pour moi. Ensuite, je m'efforce de conserver mon autonomie et de demeurer seul en appartement et pour se faire ... Temps doit y être consacré. Banal exemple: couper des légumes pour le repas me prends quelques minutes de plus. Même chose pour me préparer un café ou un thé. Mais le but de ce bref billet n'est pas de me plaindre.

Le but de ce bref billet est de vous souhaiter à vous mes fidèles lecteurs et lectrices  une


2016.

Sans prendre d'engagements fermes, je prévois écrire un peu plus au cours de la prochaine année que ce que j'ai fais en 2015. C'est pas les histoires, ni les anecdotes, qui manquent pour nourrir ce blog. J'ai également des tonnes de sujets que je désire partager avec  vous.

Je termine ce  bref billet en remerciant les visiteurs, et visiteuses, de ce blog. Les commentaires laissés à la suite de mes billets me font toujours plaisir et  je remercie les gens qui prennent quelques instants pour me faire part de leur opinion et/ou appréciation. Merci aussi aux "gens plus discret" qui ne se manifeste pas mais qui me lisent régulièrement (ben, quand j'écris!)

Au plaisir !

dimanche 6 décembre 2015

jeudi 17 septembre 2015

Un bel article ...

que j'aurais aimé écrire!

J'espère que comme moi vous aimerez. Voici le lien qui vous amènera à cet article.

Bonne lecture!


vendredi 11 septembre 2015

La fable de...

Yogi Raman. Tiré du livre « Le moine qui vendit sa Ferrari » de Robin S.Sharma.

Tu es assis au milieu d’un jardin magnifique, vert et luxuriant. Ce jardin est rempli des fleurs les plus superbes que tu aies jamais vues. Tout est suprêmement tranquille et silencieux alentour. Savoure les délices sensuelles de ce jardin et imagines que tu disposes de tout le temps possible pour apprécier cette oasis naturelle.

Tandis que tu regardes autour de toi, tu t’aperçois qu’au centre de ce jardin magique se dresse un phare rouge haut de six étages. Soudain, le silence du jardin est déchiré par un  craquement bruyant tandis que la porte à la base du phare s’ouvre. Un gigantesque Japonais de quatre cent cinquante kilos qui pratique le sumo en sort en titubant et s’en va errer jusqu’au centre du jardin. Le lutteur de sumo est nu excepté qu’un câble électrique rose dissimule son sexe.


Pendant que l’adepte de sumo se promène dans le jardin, il y trouve un magnifique chronomètre en or oublié par quelqu’un voilà de nombreuses années. Il l’a met à son poignet et s’écroule avec un bruit effrayant. Le lutteur japonais est complètement inconscient et demeure inerte et silencieux sur le sol. Au moment où l’on pense qu’il vient de rendre son dernier soupir, il se réveille, stimulé peut-être par le parfum des roses jaunes qui fleurissent non loin de là.


Revitalisé, le lutteur se dresse rapidement et regarde intuitivement à sa gauche. Il est surpris par ce qu’il voit. À travers les buissons qui ornent le bord du jardin, il peut voir un long sentier sinueux recouvert de millions de diamants étincelants. Quelque chose semble lui dire de s’engager dans ce sentier et, fort heureusement, il le fait. Ce sentier débouche sur le chemin de la joie et de la béatitude éternelle.


Cette fable est racontée dans les premières pages du livre  "Le moine qui vendit sa Ferrari » de Robin S.SharmaL'histoire semble farfelu et un peu "n'importe quoi" mais cette fable est l'aide-mémoire dudit moine pour se souvenir des préceptes pour améliorer sa vie. C'est également par cette histoire qu'il apprend les vertus à développer au cours de sa vie à ses élèves.

Cette fable donne le départ à un fabuleux voyage de mots. Un voyage duranr lequel nous apprenons à mettre en pratique les diverses vertus illustrées dans cette fable. Chacun des sept éléments que j'ai mis en gras ont une signification bien particulière. Chaque symbole correspond à une vertu à développer. Le livre de S.Sharma développe ces vertus en expliquant diverses façons de les développer.

Voici un petit tableau vous indiquant la signification des éléments de cette fable. Je recommande la lecture de ce livre pour en apprendre plus sur les divers moyens possibles pour développer ces vertus.

Symbole Vertu
Un jardin magnifique          Maîtriser votre esprit
Le phare Concentrez-vous sur votre but
Le lutteur de sumo Pratiquer le Kaizen (amélioration constante et incessante)
Le câble électrique Vivez avec discipline
Le chronomètre en or Respectez le temps qui vous a été accordé
Les roses Servez les autres en vous oubliant
Le sentier                         Ouvrez les bras au présent

Ce livre, que j'ai dévoré, se rapproche un peu de celui-ci tout en étant bien différent. Il s'y rapproche car ce sont deux livres touchant le développement personnel mais différant car celui-ci comporte plus de trucs concrets.

Écrit sous forme de dialogue entre deux hommes, les pages de ce bouquin sont remplis de situations du quotidien durant lesquelles il est démontré qu'il est  possible d'améliorer notre vie. 

Moi, je crois en la possibilité d'améliorer ma vie; et vous?

vendredi 21 août 2015

Quand envie-de-pipi-me-pogne ...

ça presse!

Le sujet est pas des plus "joli" qui soit mais ... intimement lié à la condition humaine; à la condition d'être vivant devrais-je dire car les animaux aussi ont le besoin d'uriner.

On dit souvent que l'Homme peut vivre plusieurs semaines sans manger et que trois ou quatre jours sans boire. Alors cette eau - je dis eau pour la commodité de la chose- qui rentre dans notre corps doit en ressortir . En plus de nous désaltérer, l'eau consommé  nettoie  notre organisme.  L’eau irrigue tout le corps, alimente en permanence les 50 milliards de cellules qui le composent, et permet les échanges chimiques qui se produisent en permanence au sein de l’organisme. On la retrouve donc partout : dans le sang et les organes bien sûr, mais aussi dans le cartilage, la masse graisseuse, les muscles, les dents...

Sans eau, la vie n’existerait pas. Imaginez : le corps humain en est composé à 60%. On comprend pourquoi ... il faut la renouveller parfois!



Selon certains nutritionnistes, nous devrions consommer de 1.5 litre d'eau par jour, voire plus. Ça en fait de l'eau et … ça en fait à évacuer!

Ce billet prend des allures de propagande pour l'eau et l'hydratation alors que c'est pas du tout le but! Je suis un peu comme ça: facilement détournable de mon but premier. Je me soigne, je me soigne, la preuve: je reviens au but premier de ce billet!

Je ne sais pas si le fait que je sois en fauteuil roulant influence ma vessie. Grande question! Peut-être que la maladie handicapante que j'ai a comme effet secondaire des envies-de-pipi pressantes. Les médecins qui sont en chargent de mon dossier ne m'ont jamais parlé de ça.

Pour pallier à cette situation, j'ai opté pour deux solutions: les couches pour adultes et l'urinoir. Ce  n'est pas de gaieté de cœur que je me suis "imposé" ces solutions. Mais elles devenaient nécessaires pour moi qui désire demeurer une personne active. Ces deux moyens me procurent un relatif bien-être en plus d'un avantage non-négligeable dont je vous parle bientôt.

Les couches pour adultes m'ont longtemps fait honte et encore aujourd'hui peu de personnes savent que j'en utilise. C'est principalement lorsque je doute d'avoir accès - ou que je sais que j'y ai pas accès- aux toilettes que les couches me sont utiles. J'aime aller me promener au bord de l'eau et/ou en plein air toutefois, même si des toilettes sont installées le long du parcours, je  sais que je n'y ai pas accès. Encore moins quand je suis en quadriporteur.

Depuis quelques temps, on voit à la télévision et dans les magazines, des annonces faisaient l'éloge des couches et tentant de "dédramatisé" l'incontinence urinaire. Ces publicités ont peut-être joué un rôle dans mon acceptation d'utiliser des couches mais l'élément réconcilliateur, pour moi, a été … la rangée C de la pharmacie!

Cette rangée est pas nouvelle à la pharmacie. J'ai toujours eu du respect pour les personnes qui devaient en faire usage. J'associe les couches-culotte avec les personnes âgées et je dois dire que c'est souvent ainsi qu'on nous présente les couches-culotte et qu'on ridiculise parfois les gens qui en font usage. Pour cette raison, j'ai longtemps hésité avant d'écrire ce billet. Quand j'ai eu à aller faire le choix d'une marque pour moi, je me suis retrouvé devant ces tablettes remplies de marques différentes en me disant que si ils en avaient autant c'est que des gens en ont besoin. Et que je suis maintenant parmi ces gens.

Mais des deux moyens mis à ma disposition pour me  soulager quand envie-de-pipi-me-pogne, mon préféré est l'urinoir.



Y'a une situation spécifique où j'utilise  l'urinoir: c'est quand envie-de-pipi-me-pogne en pleine nuit. La quantité- et qualité- de mon sommeil est cet avantage non-négligeable dont je parlais un peu plus tôt.

Ma chambre à coucher se trouve à une extrémité de mon appartement et ma salle de bain à l'autre bout. Mon appartement  est pas super grand mais quand même! En plus de la distance, il y a le nombre de transferts nécessaires: 4 (un de mon lit à mon fauteuil roulant, un autre de mon fauteuil roulant à la toilette, un autre de la toilette au fauteuil roulant et un dernier  de mon fauteuil roulant à mon lit) De quoi  me réveiller  complètement quoique … je dois être assez réveillé avant de faire tous ces transferts! Effectivement, faut que je sois assez réveillé pour "passer au  scan" mon environnement: évaluer les distances pour approcher mon fauteuil roulant de l'autre "siège" mais pas trop, attraper adéquatement la barre d'appuis avant de me lever, rassembler mes forces pour me lever, pivoter sur mes pieds pour me rasseoir et … tout ça sans tomber!

J'avoue que j'ai quelques ecchymoses sur les jambes, et les bras aussi, mais sûrement moins que si je n'utilisais pas un urinoir la nuit.

L'urinoir est dans le bureau tout prêt de mon lit. Si envie-de-pipi-me-pogne durant la nuit, je n'ai qu'à étirer mon bras pour m'emparer du bidule de plastique qui m'évite de me rendre à la salle de bain. Pour plus de sécurité, je place une serviette sur le bord de mon lit afin de ne pas le mouiller et je demeure dans mon lit mais assis tout au bord. Je m'assure que le pipi va bien dans l'urinoir et peut par la suite continuer ma nuit de sommeil.

C'est avec toute l'humilité dont je fais preuve que je partage cette tranche de vie avec vous. Je ne sais pas si la problématique d'envie-de-pipi est commune à plusieurs personne handicapée, mais pour moi c'est nouveau.

Étrangement, je peux me retenir assez longtemps dans certaines situations. Mais quand envie-de-pipi-me-pogne …

vendredi 14 août 2015

Namasté

La lumière en moi salue la lumière en toi.


En chacun de nous se trouve une part de Dieu - toute religion confondu- qui est souvent représenté (symbolisé) par une lumière étincellante et aveuglante. La lumière est un des éléments essentiel à l'éclosion de la vie.

Une des convictions que j'ai c'est que dans chacun de nous se trouve quelque chose de "bon", un trésor, qui attend patiemment d'être découvert et révélé au grand jour, au monde entier. Il est du  devoir de chacun de tout mettre en œuvre pour découvrir et exploiter ce trésor. Mais il est aussi du devoir de chacun de savoir - et reconnaitre- qu'un trésor de lumière sommeil en chacun.

C'est ce que ce mot, issu de la culture indienne, veut dire. Namasté est  souvent utilisé lors de séance de yoga pour mettre fin à la pratique et  pour que l'esprit de cette discipline, ancestrale, perdure dans notre quotidien trop souvent basé sur l'individualité des personnes.



Namasté est aussi utilisé par les méditants. La méditation est un temps que la personne prend délibérément pour elle. Les effets de la méditation sont très documentés et prouvés parr de nombreux chercheurs scientifiques. Je crois que chaque université a publiée, au moins une fois, une étude sur le sujet. De nombreuses cliniques se consacrent à la méditation et à ces effets à court et long terme.

Mes différentes lectures sur le yoga, la méditation (dont ce livre) et  le développement personnel (et celui-ci)  m'ont convaincues que tout est interreliés et que si nous voulons - ben oui tout le monde le veut- le bonheur, il faut contribuer à celui des autres même si ce n'est qu'en le souhaitant.

Et la première étape est - selon moi- de saluer  cette étincelle à l'intérieur de chaque personne qui croise notre chemin.


Je ne vous mentirais pas en vous disant que l'exercice est facile. C'est parfois très ardu de saluer la lumière des gens que je rencontre. Je ne réussis pas toujours, en particulier avec les gens qui tentent de m'imposer leur choix et/ou de m'influencer. Comme vous vous en doutez sûrement, je suis souvent en présence de personnes qui décident pour moi sous prétexte qu'une personne en fauteuil roulant n'est pas capables de prendre de "bonnes" décisions. Les personnes sur deux jambes en sont pas plus capables, mais je m'égare de mon sujet! Désolé.

Alors, je pratique, je pratique et je pratique encore cette  reconnaissance de la lumière de l'autre. Sauf en de rares occasions ,où je me permet de prononcer le mot  namasté, c'est  en silence que je salue la lumière de la personne devant moi. Encore plus rare, je fais le geste associé à ce mot: je  joins les mains dans une geste de prière au niveau du cœur et j'incline la tête dans une attitude d'intériorisation. Bien que peu fréquent, j'adore joindre la gestuelle à ce mot. Les gens qui y ont droit me sont très chères.

La première photo de ce billet, le Namasté, est le carillon qui trône dans ma chambre, sur le mur face à mon lit. C'est donc une des premières choses que je vois en m'ouvrant les yeux le matin. Il me rappelle l'importance de reconnaître la lumière dans chaque personne que je vais croiser au cours de la journée. Je m'efforce de saluer cette lumière même si celle-ci ne me plait pas ou qu'elle est en contradiction avec mes valeurs.

A force de pratiquer et de faire des efforts, l'exercice devient un genre d'automatisme. Ce que je dis fait-il du sens? Croyez-vous, comme moi, que chacun possède une lumière à l'intérieur de lui?

dimanche 31 mai 2015

Verbe, nom ou adjectif?

La question parait peut-être bizarre, mais je me la pose souvent.  Preuve que je suis bizarre! ( et ça me dérange pas)

L'idée d'en faire un billet m'est venue à l'esprit suite à une conversation, comme plusieurs de mes billets d'ailleurs. J'accorde pas mal d'importance aux mots ainsi qu'à leur bon emploi. Tant de mots existent, avec des nuances parfois subtils, que je me plais à essayer de trouver le bon mot pour dire ce que je veux dire. C'est pas toujours faisable malheureusement. Mon ami le dictionnaire vient alors à mon secours.


Bien qu'il existe plusieurs mots, il m'arrive d'en inventer. Ma technique préférée est de faire un mot avec un groupe de mot ou une expression. Pour ce faire, je met des traits d'union. C'est une technique assez courante qui a donné naissance au mot je-ne-sais-quoi et je-m'en-foutisme. Il m'arrive aussi parfois d'assembler par des traits d'unmion des synonymes d'un même mot. Dans ma pensée, cette façon de faire amplifie ce que je veux dire. Comme déçu-peiné-découragé et fatigué-épuisé.

Au-delà des mots, il y a l'interprétation de ceux-ci qui joue un grand rôle dans la compréhension de ce qu'on dit. Peu de gens se promène avec un dictionnaire dans leur poche (bien qu'avec les téléphones dits intelligents ... ) Qu'il est pénible de jaser avec quelqu'un qui «analyse» tout ce quon dit! Comme je le disais plus haut, je m'efforce d'utiliser les bons mots mais j'essaie de ne pas en faire une fixation ni de corriger perpétuellement l'usage des mots que les gens autour de moi font. Il est également pénible de jaser avec quelqu'un qui a une compréhension différente de soi pour un mot­. Bien qu'il existe une définition pour chaque mot, il y a de nombreux facteurs qui peuvent modifier la signification d'un mot.

Je crois qu'il est maintenant temps de vous parler du mot-mystère à l'origine de ce billet: handicaper. J'utilise sa forme de verbe car pour moi il reste un verbe. Et comme une majorité de verbe, il peut devenir un adjectif. Le dictionnaire me contredit là-dessus, disant qu'il est parfois nom. Pas pour moi!

Me faire nommer ou interpeller Handicapé m'insulte. J'ai l'impression d'être dépossédé de ma personnalité et de n'être QUE handicapé et rien d'autre. Bien que je sois convaincue que je suis beaucoup plus que ça, l'emploi HANDICAPÉ pour parler d'un être humain me déçoit et me fâche. Il m'arrive fréquemment de "sortir de mes gongs" quand j'entends cette abération à la télé ou à la radio et la plupart des gens de mon entourage ont déjà, au moins une fois, été gentiment repris sur l'utilisation de ce mot.

Imaginez donc ma stupéfaction lorsque le terme handicapé est sorti à plusieurs fois lors d'une conversation de la bouche d'une connaissance en fauteuil roulant pour se désigner. J'en suis presque tombé-en-bas-de-ma-chaise! Expression de moi pour dire toute mon étonnement et ahurissement.


J'explique à cette personne que j'aime beaucoup mieux l'appellation personne handicapée et lui demande, toujours gentiment avec mille et une précautions, si elle s'est déjà demandée qu'elle image elle projetait en disant ça. Elle me répond non et voyant sa fermeture sur le sujet, je n'insiste pas. J'aurais peut-être dû!

Parfois quand j'interroge les gens à ce sujet, ils me répondent que c'est pour faire plus court que personne handicapée mais que ça sous-entend  personne handicapée. J'utilise souvent des abréviations et pourtant ... j'aurais jamais pensé à faire disparaitre le "personne" de "personne handicapée". Un autre exemple de mes nombreuses contradictions d'être humain!

Je me répète, mais dire handicapé pour désigner une personne qui vit avec des handicaps c'est l'amputer de sa personnalité et la réduire qu'à sa condition physique. Une personne est tellement plus que deux jambes ou deux bras!

J'ai un prénom - même si vous le savez pas, j'en ai un pareil- alors utilisez-le pour m'appeler. Herosddemavie me convient bien aussi mais pas Handicapé. J'ai toujours revendiqué, et revendiquerais probablement toujours, que je suis et demeure une personne handicapée.

Oubliez jamais que la personne handicapée devant vous est une personne et non pas juste un handicap. Et si vous vous mettiez à la place de cette personne, comment réagiriez-vous si on vous interpellait par Handicapé?

vendredi 10 avril 2015

Le téléphone sonne!

Oui pis? Y'a le répondeur.

Avez-vous déjà remarqué que la plupart des gens  s'attendent à ce que vous répondez au maximum à la deuxième ou la troisième sonnerie? Moi oui et je peux vous dire que c'est une tendance assez généralisée dans mon entourage!   Et si je réponds après la quatrième sonnerie, j'ai droit à :«Je croyais que ce serait le répondeur.» ou «Est-ce que je te dérange?». Si vous saviez le nombre de fois que j'ai le goût de répondre oui à cette question même si c'est pas vrai!

Je vous l'avoue, je suis de ces personnes qui laissent le répondeur «faire sa job de répondeur» même si je suis dans mon  appartement. Souvent, c'est parce que ça me tente pas de me presser pour répondre dès que la sonnerie se fait entendre. J'ose dire que je déteste me presser pour répondre au téléphone. Je déteste me presser pour beaucoup de choses d'ailleurs!

C'est  pour m'éviter d'être méchamment sarcastique que je laisse mon répondeur  répondre à ma place. Pour ça et aussi … pour ma sécurité. Comme je l'ai déjà dis ici, j'ai besoin de toute ma concentration quand je fais certaines tâches - comme couper des légumes, verser de l'eau ou … nettoyer un de mes nombreux dégâts. Contrairement à plusieurs des appareils modernes qui sont multitâches, je suis souvent- mais pas tout le temps- monotâche.

Dernièrement, j'ai rencontré une amie que ça faisait longtemps que j'avais vue. Elle semblait très heureuse de me voir. À peine m'a-t-elle dit bonjour que son cellulaire a sonné. Elle s'est empressée de répondre. La conversation téléphonique a duré une bonne dizaine de minutes. Pendant ce temps, je me tenais devant elle (et son cellulaire). Quand elle a finalement raccrochée, on a échangés quelques phrases avant que ... son téléphone sonne de nouveau.

Les téléphones intelligents et cellulaires que beaucoup de gens ont font que les gens sont «presque toujours» rejoignables par téléphone. Selon moi, ça réconforte les gens dans leur sentiment «d'irremplaçabilité». Foutaise! Les cimetières sont remplis de gens qui se croyaient irremplaçables.

Oui, j'ai un cellulaire et je le trouve très pratique. Mon cellulaire est également muni d'un répondeur. Peu de gens ont mon numéro de cellulaire et ceux qui le possède savent que je réponds rarement. Ce n'est pas comme si je devais être «rejoignable» en tout temps à cause de mon travail ou de ma famille. La plupart du temps, c'est moi qui appelle avec mon cellulaire pour demander de l'aide lors de mes aventures, comme celle-ci.

Je me surprends parfois à faire un soupir quand le téléphone fait entendre sa sonnerie et que le répondeur est pas branché.

Ah, les sonneries! Me semble qu'il y en a de tous bords tous côtés! Des cadrans, des téléphones, des micro-ondes, des fours, des cafétières, des sécheuses, des laveuses et de plein d'autres choses. Des sonneries à longueur de jour. De quoi s'étourdir! Et souvent, les gens entendent pas ces sonneries, trop habitués qu'ils sont d'entendre des bruits «anormals» dans leur quotidien.

Déjà que l'événement des courriels  a révolutionné les communications, que dire du téléphone ...


Que ce soit quelqu'un qui nous appelle ou nous qui appellons, c'est presque toujours sous le sceau de la vitesse que la conversation se déroule. Parfois c'est bien ainsi mais d'autres fois... c'est pas un bon moment pour un ou pour l'autre. C'est pourquoi que depuis quelques temps, je prends des «rendez-vous téléphonique» avec une amie pour jaser avec elle à un moment qui convient aux deux.

Mais il n'y a pas que du mauvais au téléphone. Parmi les bons côtée, je vais en nommer un qui est intéressant pour moi: l'abolition des distances. Je peux ainsi parler à mes amis, ou connaissances, comme s'ils étaient à côté de moi.

L'abolition des distance que me permet le téléphone me facilite grandement la vie: bien des fois je n'ai pas à me déplacer pour rencontrer tel ou telle personne. Un coup de fil et ça se règle. Ou non, mais au moins j'ai «économisé» un déplacement! Les déplacements pour une personne en fauteuil roulant ... c'est de l'organisation!

Il y a toujours deux côtés à une médaille ici la médaille est l'abolition des distances). Le bon côté est de pouvoir régler mes affairespar un appel téléphonique et de pouvoir demander de l'aide quand nécessaire, le moins bon ... le téléphone me dis pas qui appeller pour avoir de l'aide et je me fais parfois attraper dans des cercles de boîte vocales (presser sur 1 pour ça, 2 pour ça et ainsi de suite pour finalement revenir au point de départ.) GGGRRR!

De votre côté, quels sont les avantages et les inconvénients que vous trouvez au téléphone?

mardi 24 février 2015

Chapitre 2

d'Un peu de chaleur dans un bizarre d'hiver.

Je flâne un peu au lit ce matin. J'entends le vent siffler à ma fenêtre ainsi que les souffleuses de mes voisins. Sans avoir à regarder dehors, je sais qu'il a encore neigé cette nuit. Reste à savoir s'il neige encore. Je suis bien sous la couette et pense à rassembler mon courage pour me sortir du lit quand ...

Le téléphone sonne. Un combiné se trouve près de mon lit, je peux donc décrocher tout en restant dans mon lit. C'est la responsable de la bibliothèque municipale qui s'informe si je prévois me rendre à la bibliothèque aujourd'hui et si oui de téléphoner avant de partir de chez moi pour que le concierge s'assure de déneiger la rampe d'accès. Elle m'explique qu'avec la poudrerie, et vue leur situation géographique, la neige bloque la rampe sitôt déneigée. Ce n'est pas dans mes plans d'aller à la bibliothèque aujourd'hui.

Je suis touché par cette attention. Il est vrai que les gens de la bibliothèque me connaissent et sont habitués de me cotoyer, mais prendre la peine de me téléphoner c'est ... wow. Durant la brève conversation, j'ai pas sentie de sous-entendus me disant de rester chez nous parce qu'il fait pas beau. J'l'ai interprété comme quoi que si je voulais aller à la bibliothèque aujourd'hui, ils allaient s'organiser.


La bibliothèque municipale est un service public et ... je fais partie du public! Souvent, je me sens dans une catégorie «à part», avec des besoins spéciaux et requérant des soins particuliers. Il est toujours plaisant de constater que je trouve ma place dans le «grand public». C'est pas toujours le cas malheureusement.

Parfois - trop souvent à mon goût- des activités sont annoncées comme offertes au grand public. Or, ces dites activités ont lieu dans des lieux qui ne sont pas accessibles ni en fauteuil roulant ni en quadriporteur. Je ne sais pas pour vous, mais une activité ou conférence «grand public» qui m'intéresse mais qui se déroule dans un endroit où je peux pas aller ...  ça me fait sentir «pas public». Y a quelques années, j'aurais dis que ça me fais me sentir minable. J'ai dépassé ce stade n'empêche que... c'est des situations que je déplore.Il m'arrive de ces situations où la race humaine me décourage.

Je parle fréquemment de ces moments où je me sens diminué - à la limite d'humilié-  parce que pas comme les autres. Je comprend mal que la différence dérange autant. Et là, je parle pas de grosses différences: juste que je fais pas les choses comme tout le monde, je contrôle pas toujours mes mouvements et je me déplace en fauteuil roulant.

Je me répète, mais le téléphone de ce matin me fais dire wow. Ça met un peu de chaleur dans un bizarre d'hiver, c'est pourquoi j'ai intitulé ce billet chapitre 2 (suite du chapitre 1). C'est des petits clins d'oeil de ce genre qui me font apprécier de vivre dans un petit village. C'est réconfortant de se sentir pris en considération, de ne pas tomber dans l'oubli et de voir que des gens pensent à moi et à m'accomoder.

J'aime bien ce sentiment de me fondre dans la masse tout en sachant que je suis unique et respecté. Ça semble bizarre à la première lecture,presque contradictoire, mais je crois sincèrement que tout le monde désire ça: être considéré sans devenir une exception. En tout cas ... moi c'est ce que je veux!

Le bizarre d'hiver se poursuit avec ... une tempête.